Je peins ce qui me traverse et ce qui me transforme. Des fragments de vie, des silhouettes qui racontent ce que les mots taisent.





Je traduis en couleurs ce que les mots ne peuvent dire : la nature, les chevaux, la danse, les femmes, les enfants. Chaque œuvre est une émotion déposée sur la toile, une trace de vie.
Mon art évolue avec moi. Il ne cherche pas à impressionner, il cherche à transmettre. Selon les périodes, mes séries changent, mais l’essentiel demeure : la nature, le mouvement, la féminité. Les corps, les regards et les gestes deviennent langage.
Les femmes que je peins sont des miroirs. Elles portent mes émotions, mes questionnements, mes forces et mes fragilités. À travers elles, je parle de moi, mais aussi de toutes celles qui m’inspirent.
Ce qui se passe dans le monde me révolte parfois. Alors je peins : les enfants du Rwanda, les moines du Tibet, le peuple Himba de Namibie. Une peinture figurative, mais jamais anecdotique.
Mon travail est une réflexion sur la vie qui m’entoure, sur la société, sur la beauté et la puissance du vivant. Chaque tableau est une rencontre entre le réel et le sensible : une thérapie partagée, une invitation à ressentir.
« Je ne me classe pas. Je pense que je suis une expressionniste : j’y mets vraiment mes tripes. »Le Journal du Pays Basque, novembre 2006
Quand je commence une toile, je ne sais jamais ce qui va émerger.
Je pars d’une matière, d’une texture : enduit, papier de soie, carton, ou parfois rien du tout. Cette base ouvre un chemin.
Je pose un fragment, un visage, un détail, puisé dans ma banque d’images : photos, dessins, articles de presse glanés et archivés à l’atelier. Ce sont des matériaux de vie.
Puis je me laisse aller, comme dans un dessin automatique. Les éléments s’imbriquent au fil de la création : chacun trouve sa place au moment où je le pose.
Parfois, une série naît d’une intention plus précise : les Himba, le Rwanda, le Tibet.
Je fais des recherches, je m’imprègne, puis je laisse les choses se tisser d’elles-mêmes.
Je travaille souvent plusieurs toiles en même temps : passer de l’une à l’autre me garde en mouvement, et chacune déclenche quelque chose chez les autres, un rythme, une couleur, une émotion.
J’aime le mélange des techniques. Mes toiles réunissent ce que j’ai appris sur les chantiers, en trompe-l’œil et à l’atelier.
Mon CAP de peintre en bâtiment m’a donné le goût de la matière. Je prépare mes toiles et mes contreplaqués avec des enduits, du sable, de la colle, du carton, du papier de soie ou de la toile de jute.
Ma formation de peintre en décor m’a appris le faux-bois, le faux-marbre et le glacis. Les visages, je les peins presque toujours ainsi : en couches transparentes superposées.
Collages, écritures, traces. Je mêle le crayon, le marqueur acrylique et la peinture à l’huile. Je pars souvent d’un portrait en noir et blanc ou en sépia, mais je ne le reproduis jamais : je change l’expression, les yeux, les détails. Je raconte autre chose.
Je ne sais jamais à l’avance ce que je vais faire. C’est précisément là que mon art prend vie.
Je suis née à Amendeuix, en Amikuze, où je vis et peins toujours. Enfant, j’avais trois passions : la peinture, les chevaux et la danse. On les retrouve encore dans mes toiles.
J’ai appris le métier dans l’entreprise de peinture de mon père, puis avec un CAP de peintre en bâtiment. J’ai ensuite multiplié les ateliers, lettres peintes, aquarelle, peinture à l’huile, pour maîtriser chaque technique, avant de suivre les cours des Beaux-Arts de Bayonne et une formation de peintre en décor et en trompe-l’œil à Paris.
En 2008, j’installe mon atelier à Amendeuix-Oneix. J’y mène deux vies de peintre : les décors que je réalise pour mes clients avec Milakolore, et mes toiles, que je peins pour moi et pour ceux qui les regardent.
Transmettre fait partie de mon travail. Bascophone, j’ai guidé en euskara des visites scolaires d’expositions au Bellevue, à Biarritz, et j’anime des ateliers de peinture auprès d’enfants, d’adolescents et de résidents d’établissements de soins.
Exposition personnelle, jusqu’au 7 novembre.
Toiles exposées dans les chais lors de la journée portes ouvertes.
Exposition collective avec vingt-deux artistes du territoire, à l’initiative du comité d’animation Pixkor.
Himba, exposition personnelle consacrée au peuple Himba de Namibie, en janvier.
Exposition à deux, avec J. Bosquet.
Exposition collective d’artistes locaux, en décembre.
Une vingtaine de toiles consacrées à la femme, en novembre.
Rwanda, série dédiée aux enfants du Rwanda, l’été.
Expression de femmes, première exposition personnelle, en août.
« L’artiste Céline Mirailh expose à l’Espace Bideak »Sud Ouest, octobre 2021
« La peinture de Céline pour dire et soigner »Sud Ouest, 25 août 2010
« Le peuple Himbas a trouvé son ambassadrice au Pays Basque »Le Journal du Pays Basque, 14 janvier 2010
« Questions à Céline Mirailh »Programme de L’Atabal, Biarritz, 2009
« Céline Mirailh, peindre dans la vie »Le Journal du Pays Basque, 25 novembre 2006
« Hymne à la femme »Presse locale, 17 novembre 2006
Pour acquérir une œuvre, me proposer une exposition ou venir voir mes toiles à l’atelier d’Amendeuix-Oneix, écrivez-moi ou appelez-moi.
Fresques, décors et ateliers créatifs : retrouvez mon activité de peintre en décors sur milakolore.com.
« La peinture, c’est la création du peintre ainsi que celle du spectateur. »